SALOPE ! VOUS AVEZ DIT SALOPE ?


La rivalité féminine n’est pas une légende urbaine. Vous n’avez jamais ressenti de la frustration face à cette fille plus jolie, plus brillante, avec un Insta plus liké que le vôtre ? N’avez-vous jamais nuancé un compliment adressé à une autre : « Oui elle est belle, mais bon elle est bien maquillée » ? Si oui, alors il vous arrive d'être envieuse, comme nous.


C’est quand même triste de vivre dans ce climat permanent d’envie et de jalousie, au point de ne même plus s’en rendre compte. Nous sommes conditionnées à percevoir les autres femmes comme des rivales. Pourquoi ? Pour être numéro 1 devant le mâle. Encore une fois nous mettons les hommes au premier plan. Et comme nous ne sommes pas sûres de notre valeur, nous nous sentons en danger dès qu'une autre semble nous surpasser. Alors, la femme, un loup pour la femme ?


En 1970, un nouveau féminisme propose de transgresser cette domination masculine qui repose sur l’isolement des femmes « l’une par rapport à l’autre » en prônant la sororité. Une valeur qui ne serait pas juste sociale mais aussi politique. L’unique moyen d’inventer un féminisme durable. On n'y est pas encore, mais si aujourd'hui, on devenait une meute de louves soudées ? Pour ça, présumons que les autres femmes sont des alliées. Et si jamais celle-ci ou celle-là est malveillante, on aura juste couru le risque de s’être trompé-e-s. Mais pendant ce temps, on aura évité de l’enfoncer, et on aura fait preuve d’un peu de sororité. Toutes sœurs… toutes salopes ?


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La palme de la sororité revient à…Marilyn Monroe :

 

« Je dois à Marilyn Monroe une vraie dette. C'est grâce à elle que j'ai joué au Mocambo, un club de nuit très populaire à la fin des années 1950. Elle a appelé personnellement le propriétaire du Mocambo et lui a raconté qu'elle voulait m'y voir engagée immédiatement, et que s'il le faisait, elle réserverait une table au premier rang pour chaque soirée. Elle lui a dit, et c'est la vérité, que de par son statut de star, la presse ferait des articles sur le club. Le propriétaire a accepté malgré le fait que j'étais noire, et Marilyn était là, à la première table, chaque soir. Ça m'a fait une presse incroyable. Et après ça, je n'ai plus jamais eu à jouer dans des petits clubs de jazz. Marilyn était une femme insolite, un peu en avance sur son temps. Et elle ne le savait pas. »


- Ella Fitzgerald -

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