L'ÉCOLE FAYOTTE AVEC LES GARÇONS ?


Si vous êtes prof et que vous avez envie d’être un génie, vous feriez mieux d’avoir un pénis. Dans le cas contraire : c’est pas gagné. Les professeurEs sont dites «gentilles», les professeurs, «brillants» ou «intelligents».


Une étude américaine relayée par New Republic a demandé à 3 millions d’étudiants de qualifier leurs enseignants. Le constat n’est pas joli-joli : un prof-homme aurait 3 fois plus de chance d’être qualifié de génius. Il serait plus cultivé, plus smart, séduisant, craquant, drôle et sensible. La win quoi ! Alors que les enseignantes se révéleraient plus frivoles, autoritaires, agressives, condescendantes, voire même impolies.” Normal.

Well, qu’on ne jette pas trop la pierre aux étudiants, car c’est kif-kif dans l’autre sens. Que tu sois prof ou élève, si t’es une fille, tu prends ta race. Selon les résultats, les enseignants s’imaginent inconsciemment que les femmes sont moins bonnes en maths et en sciences. Même quand elles font la même performance que les garçons, elles ont une note inférieure. Flûte, on croyait que 2 + 2, ça faisait toujours 4. »


Idem, les enregistrements vidéo révèlent que les profs interagissent 2 fois plus avec les garçons et tolèrent les interventions spontanées seulement quand elles sont masculines : veuillez lever la main mademoiselle. Les hommes sont toujours plus stimulés : alors qu’on utilise les filles pour rappeler les savoirs déjà appris dans la classe, on demande aux mecs d’intervenir sur le savoir nouveau de la séance. La nana, jamais dans l’innovation. Evidemment, tout cela est inconscient, mais prouve que la norme explicite, cache en fait une norme qui favorise ad vitam aeternam les messieurs. Damn it.


Pour prolonger l’étude, vous pouvez lire l’excellente analyse d’Alison Barlett, « Male Professors Are « Genius. » Female Professors Are « Nice. » dans New Republic. 


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