LA FIN DE LA DOMINATION MASCULINE ?

 

Dans à peine 10 ans, il y aura plus de femmes PDG que d’hommes dirigeants en France. Vous y croyez, vous, à ça ? En fait, la société glisse progressivement vers un système féminin, matriarcal, de “protection, de santé, de sécurité”. Alors qu’avant, elle était plutôt “ autoritaire” et “punitive”. Pas vrai, Louis XIV ?


L’ère du matriarcat est arrivée. La suprématie des filles dans les études est aujourd’hui planétaire. Les femmes savent que leur émancipation passe par l’école, et que leur force, c’est le diplôme. Alors que les garçons, eux, l’ont oublié. James Bond t’as plus qu’à remballer ton gun. Les femmes ne sont plus uniquement des mères nourricières mais sont devenues des leaders. Avec la pilule, la fécondation in vitro et la congélation d’ovocytes qui nous affranchit de l’horloge biologique : les femmes imposent aujourd’hui leurs normes. L’amour sans bébé, un enfant quand on veut, ménopause ou pas : on est maîtres de l’univers, capables de donner la vie ou non et comme on l’entend. D’ici peu, on va changer le sexe de Dieu, on parie ?

En réaction, les hommes se font pousser la barbe car ils se sentent amputés dans leur virilité, réduits à un spermatozoïde ou au mieux : au rôle que les mères veulent bien leur laisser. C’est pour ça que les hipsters ont la côte. Le poil au menton, c’est pour réimplanter le masculin dans la société, et reprendre un peu du poil de la bête. Eh oui. Si à la cour de Versailles, les mecs se makeupaient plus que Kate Moss, c’est parce qu’ils avaient assez de pouvoir pour ne pas en perdre avec du fard à joue. Aujourd’hui, c’est l’inverse.


Alors, la Fin des hommes ? Sûrement pas. Mais crise de la masculinité ? Oui. On arrive à la fin d’un système obsolète. Les hommes vivent une véritable crise identitaire qui prouvent la nécessité pour les hommes et les femmes de se réinventer en dehors des cadres qui les ont définis jusque-là. Le féminisme, c’est aussi pour les mecs. Il s’agit bien de construire une société dans laquelle on est libres de choisir qui on veut être. Un endroit où nous utilisons notre imagination pour repenser les codes, et offrir un peu d’espace aux êtres humains pour respirer. Vous le sentez, le courant d’air ?


Pour prolonger l’étude, vous pouvez lire « Le matriarcat, une façon de croire à La Femme ? », La revue lacanienne 2/2007 (n° 2) , p. 41-49, ou The End of Men : Voici venu le temps des femmes de Hanna Rosin. 

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