LA MASTURBATION : TOUR DU MONDE EN SOLITAIRE


Don’t touch ». Le sexe féminin, c’est un peu comme les prises électriques. Un endroit où l’on n’a pas le droit de mettre les doigts. On ne nous l’a jamais vraiment dit, mais cette impression traîne dans l’air : “si tu rôdes autour, ma fille, tu finiras fichée à la CIA”. C’est presque ça. Heureusement que Beauvoir est passée par là.


L’orgasme féminin, soyons honnête : il est compliqué. Il est diffus, il rayonne dans tout le corps, difficile de le choper. Il court, il court le furet. Il n’est pas net, ou centralisé comme le désir masculin.


Et c’est justement car notre désir n’est pas clair, ou justifié par un besoin biologique comme celui de l’homme, qu’il nous semble honteux. Beauvoir écrit que le sexe féminin est mystérieux pour la femme elle-même et que c’est en grande partie parce que la femme ne se reconnaît pas en lui qu’elle n’en reconnaît pas comme siens les désirs. C’est pour ça qu’on n’est rarement de grandes exploratrices : trois petits tours et puis s’en vont, c’est le max qu’on ait fait.


Les rares femmes qui sont parties à la conquête de leur corps et l’ont avoué ont été accusées de posséder un pénis. Tenez, on disait par exemple de George Sand qu’elle avait un clitoris aussi gros qu’un phallus. Vraiment ? Mais se caresser, c’est reprendre le pouvoir de son corps. C'est savoir ce qu'il aime et s'éclater vraiment ensuite, à 2 ou à...


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