En Europe : Angela Merkel et Theresa May. Aux Etats Unis ? Hillary Clinton a failli passer. Ben alors les gars, on faiblit ? Le pouvoir politique est en train de se féminiser. Faudrait contacter le producteur de Game of Thrones. On a des Daenerys en devenir. Pourquoi ? Sûrement pas pour une question de promotion. Mais parce qu’on est en crise. La femme, notre dernière cartouche. Pan !


En fait, les femmes ont plus de chance d’atteindre des postes de leadership en périodes de crises parce que le risque d’échecs est plus grand. Une fois qu’on a percé le plafond de verre, on doit faire face à un gouffre. Ça s’appelle la Falaise de verre (dixit Michelle Ryan et Alex Haslam de l’Université d’Exeter). On nous refourgue tout ce qui se pète la gueule, histoire d’endosser les bourdes éventuelles des prédécesseurs et nous acculer en cas d’échecs. Vous vous souvenez de Margaret Thatcher, la Dame de Fer ?


Et puis, faut dire que la femme a une obligation de réussir pour justifier son poste. Elle va donc se défoncer. On la juge aussi plus apte à braver la tempête, car plus compréhensive, plus compatissante, plus outillée pour composer. Et bim ! Un cliché. Cette vielle idée de la femme qui prend soin d’autrui quitte à se sacrifier.


Nommer une femme c’est aussi vouloir rompre avec le modèle dominant. Proposer une nouvelle manière de diriger. Pratique quand le bateau prend l’eau. Et puis, surtout, si je place une femme là où les choses pourraient merder, et que cela se termine par la perte de son job, on s’en fout : il lui reste toujours son époux. Merci sexisme.


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