OLYMPE DE GOUGES : LA PIONNIÈRE DU FÉMINISME


Olympe de Gouges aurait été une grande reine. Elle avait 2 siècles d'avance sur son temps. Voire plus.


Elle est née le 7 mai 1748, et est la fille d’un simple boucher. Très peu éduquée, son instruction est surtout orale. Elle épouse à 16 ans un officier de bouche, rustre et vulgaire qu’elle déteste. Heureusement, elle devient veuve à 18 ans et défend l’idée que le sexe faible ne devrait pas être soumis à un époux. Elle refusera de se remarier et aimera désormais en toute liberté, multipliera les conquetes au risque de se faire passer pour une courtisane ! « Le mariage est le tombeau de la confiance et de l’amour », écrit-elle ! Plutôt osé pour l’époque. 

C’est là qu’elle décide de prendre sa vie en main : elle monte à Paris avec son amant et se donne le nom d’Olympe de Gouges en 1770. Elle est de toutes les fêtes et son amant du moment, un riche marchand, règle ses dettes. Elle reprend son éducation à zéro et s’entoure d’écrivains et de journalistes. Elle se lance même dans l’écriture et publie notamment Réflexions sur les hommes nègres où elle condamne avec vigueur l’esclavage. Elle est d’ailleurs membre de la Société des amis des noirs.

Comme Marie-Antoinette, elle sort toujours avec sa perruque blanche, des pommettes cerises et un teint très poudré. Elle est extrêmement belle et n’hésite pas à utiliser ses charmes pour manipuler les hommes. C’est par exemple la raison pour laquelle le grand comédien Talma soutient ses deux pièces de théâtre sur l’abolition de l’esclavage. Parce qu’elle est sacrément bonne !

Pendant la Révolution, elle se déplace jusqu’à l’Assemblée Nationale et présente une “requête des dames” pour plus de libertés. Le 5 septembre 1791, elle publie la Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne. C’est véritablement l’une des premières féministes : elle propose ainsi le suffrage universel complet, l’accès des femmes à toutes les fonctions, le divorce, la créations de maternités… Malheureusement, elle est trop en avance sur son temps : Rétif de la Bretonne la traite de prostituée, les révolutionnaires pensent qu’elle est folle… Mais elle s’en moque : elle écrit d’ailleurs à Robespierre une lettre où elle lui demande de se suicider pour délivrer la France de la Terreur ! Elle qui avait réclamé le droit pour les femmes de monter à la Tribune puisqu’elles avaient le droit de monter à l’échafaud se fait guillotiner le 3 novembre 1793. Le motif ? C’est une “femme-homme”, une “Virago”. Elle refuse qu’on lui bande les yeux et crie au moment où elle glisse sa tête sous le Rasoir : « Citoyens, vous vengerez ma mort ». Elle a fini à la fosse commune alors qu’elle aurait dû mourir au Panthéon. Elle qui avait tout compris avant tout le monde. Elle luttait contre le racisme, pour la parité. Et le plus dingue, c’est que ses idées restent encore à défendre aujourd’hui. 


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