MARIE STUART, LA REINE MARTYRE


Marie Stuart, reine d’Écosse après 6 jours de naissance, fiancée à l'âge de 6 ans au dauphin de France. Elle a passé son enfance dans un couvent et son adolescence à la cour, elle se marie à l'âge de 16 ans et est reine de France l'année suivante. Rien que ça.


En 1561, à la mort de son mari le roi de France François II, Marie Stuart retourne dans son pays natal. Arrivée en Écosse, cette reine catholique retrouve son trône plus menacé que jamais par les protestants et par sa cousine Élisabeth Iere, reine d'Angleterre.

À cette époque où les femmes étaient considérées comme des « ventres », Marie Stuart se voit contrainte de trouver un époux et de donner un héritier à son royaume pour conserver sa crédibilité en tant que reine. En effet, ses membres du conseil ne cherchent qu'à la destituer, car une femme ne peut gouverner un pays comme il se doit, surtout lorsque celle-ci a été éduquée en France et n'aime que les belles robes et les soirées...

La reine d’Écosse se marie donc avec Lord Darnley avec qui elle aura un fils, Jacques. Son mari, violent et dominateur, ne cessera de la presser de lui accorder la couronne matrimoniale, de conspirer pour la faire abdiquer, de vouloir la faire assassiner...le prince charmant ! Peine perdu, Darnley meurt sans sa couronne matrimoniale, il restera roi consort.


À la mort de Darnley, elle se marie une troisième fois, par amour cette fois, avec le comte de Bothwell. Mais la lune de miel dure très peu de temps, certains nobles écossais l'emprisonnent et elle abdique en faveur de son fils Jacques, un enfant d'à peine un an.

S'ensuit une évasion en Angleterre, mais cette fois-ci, c'est sa cousine Élisabeth Iere qui l'arrête et la garde captive pendant dix-huit ans, Marie Stuart étant une constante menace au trône d'Angleterre, car elle en est la prétendante directe et a déjà revendiqué la couronne avant d'abandonner pour être en paix avec sa cousine et apaiser les deux nations.


Marie Stuart, une femme qui aura su marquer l'histoire, qui se sera battue pour son pays et pour préserver son trône à une époque où les hommes avaient tout pouvoir politique, au détriment de sa vie de femme et de mère.

Elle meurt en martyre le 8 février 1587, demandant à sa cousine une exécution publique, digne, comme elle aura toujours su le rester, sans avoir jamais revu son fils.


C'est dit-on lors de son arrestation que Marie Stuart prononce cette célèbre phrase « en ma fin est mon commencement ». Car c'est en effet de sa fin que l'on se souviendra peut-être le plus.


Par Camille Aroldi


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