L'INSOUMISE REINE MARGOT


Fille de la puissante Catherine de Médicis et du roi Henri II, sœur de trois rois de France puis reine de France en tant qu'épouse d'Henri IV, Marguerite de Valois, plus connue sous le nom de la reine Margot, a marqué l'histoire.


Sa mère Catherine de Médicis en voulant sauver la lignée des Valois marie sa fille Marguerite à Henri de Navarre, futur Henri IV.

Or Marguerite est une insoumise. Elle n'a jamais su se montrer révérencieuse envers sa mère -avec qui elle a eu de nombreux désaccords et ce dès le plus jeune âge- et ne rentre pas dans les cases des différentes étiquettes de la cour de France, n'en faisant qu'à sa tête. Elle se voit tout de même obligée de se marier avec un homme qu'elle aime bien en tant que cousin mais beaucoup moins comme mari. Conquéquences : elle multiplie les aventures car la reine Margot est une amoureuse. Une amoureuse de la vie et des plaisirs.


Son frère Henri III la fait emprisonner durant vingt ans pour avoir eu une aventure avec un ennemi du camp. Mais en 1589 Henri IV monte sur le trône de France. Il se sait fertile (il a depuis eu un enfant avec l'une des jeunes filles d'honneur de la reine) et doute à présent de sa femme qui ne lui avait pas donné d'héritier durant leurs années ensemble. Il demande donc l'annulation du mariage et ce au grand soulagement de Marguerite puisqu la rebelle reine Margot est enfin libre.


Après son divorce, Marguerite devient une fervente défenseuses des droits des femmes. Elle est convaincue qu'être une femme n'empêche pas de se faire entendre. Elle se fait construire un hôtel face au Louvre qui devient le nouveau rendez-vous des écrivains et des artistes. Elle y donne de nombreux Salons remplis de poètes et de philosophes et fait de son hôtel un lieu important de la vie culturelle, intellectuelle et politique.


La « Reine Margot » nymphomane et incestueuse a longtemps été dépeint comme une femme aux multiples amants, ayant même couché avec ses frères, et gardé les cœurs embaumés de ses conquêtes, mais Marguerite est consciente que cette réputation vient du fait qu’elle est une femme, et qu’une femme libre est forcément diabolique à l’époque !


Cela dit, elle assumera toujours sa liberté et défendra ses choix : pas étonnant alors qu'elle soit la première femme a écrire son autobiographie.


Par Camille Aroldi

Si vous avez aimé cet article, inscrivez-vous à notre newsletter