LES FEMMES PIRATES, PRÊTES À TOUT POUR ÊTRE LIBRES


Si la piraterie est essentiellement une pratique masculine, il a tout de même existé des femmes pirates téméraires, prêtes à tout défier pour demeurer libres. Mais même en temps que criminelles, elles ont dû subir des discriminations de genre.


De fait, les pirates refusaient la présence de femmes sur leur bateau : elles portaient malchance et pouvaient mener à des bagarres entre les membres de l'équipage. Le code des pirates le plus célèbre écrit par Bartholomew Roberts en 1720 stipule à l'article VI : « La présence de jeunes garçons ou de femmes est interdite. Celui que l'on trouvera en train de séduire une personne de l'autre sexe et de la faire naviguer déguisée sera puni de mort. » Chaque membre de l'équipage devait signer ce code avant de monter à bord du navire. La seule manière pour une femme de partir à l'aventure était donc le travestissement. Sous le déguisement d'un homme, elles prenaient part aux expéditions et se révélaient souvent, comme Mary Read, plus combative que les hommes.

Toutefois, on trouve dans les civilisations vikings, chinoise et arabe, des exemples de femmes pirates connues en tant que femmes et acceptées comme telles par l'équipage. Surnommée la « célibataire rouge », Rusla, fille d'un roi viking de Telemark, dirige ainsi une flotte pour venger son frère détrôné mais aussi échapper au mariage. Ching Shih est quant à elle considérée comme la pirate la plus puissante de l'histoire car elle dirigeait une flotte de plus de 1500 navires et contrôlait, avec ses 80 000 hommes, la plus grande partie des eaux de la Chine. Sayyida Al-Hurra, gouverneur de Tétouan, noue enfin une alliance avec Arudji Barberousse, chef corsaire turc, et leurs expéditions constituent vite une source de revenues très appréciable.


Aujourd'hui, une nouvelle forme de piraterie féminine apparaît avec l'association Women on Waves créée en 1999 par le docteur Rebecca Gomperts. Leur objectif est de sillonner les mers sur un bateau contenant une clinique mobile et de visiter les pays criminalisant notamment l'avortement. Les femmes sont embarquées à bord et mener dans les eaux internationales où les lois de leur pays ne sont plus effectives. Là, elles peuvent recevoir des soins adaptés sans avoir peur d'être hors-la-loi. 


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