GALA, LA MUSE LIBERTINE


Gala est la muse la plus célèbre de France, celle qui incarne un véritable mythe.


Dès son plus jeune âge, Gala Diakonova brille et fascine : elle termine ses études à Moscou avec une excellente moyenne et obtient d'un décret du Tsar l'autorisation d'exercer en tant qu'institutrice. Mais, à l'âge de 18 ans, une tuberculose l'oblige à se soigner en Suisse. Elle y fait la rencontre de Paul Eluard, poète français surréaliste. Tout de suite, elle l'impressionne par son impétuosité, sa ténacité et sa grande culture. Ils se marient à Paris en 1917 et une fille, Cécile, naît de leur union. En 1921, le couple se rend en Allemagne pour faire la connaissance du peintre Max Ernst. Gala pose pour lui. Et ils deviennent amants... Max Ernst vient d'ailleurs s'installer dans la maison des Eluard avec le consentement de Paul Eluard. Cette relation à trois n'est nullement cachée. Ouvertement la maîtresse de Max Ernst et l'épouse de Paul Eluard, Gala rencontre en 1929 Salvador Dali. C'est le coup de foudre !


Gala quitte son époux pour se marier avec Salvador Dali en 1932. Elle devient ainsi sa muse : elle est l'unique modèle féminin du peintre ainsi que sa principale source d'inspiration. Elle incarne pour lui un mythe vivant : « J'aime Gala plus que ma mère, plus que mon père, plus que Picasso et même plus que l'argent... Sans Gala, je ne serais rien, elle est mon oxygène. C'est elle qui découvre et m'apporte toutes les essences que je transforme en miel dans la ruche de mon esprit. Sans Gala, le monde n'aurait pas de génie en ce moment. Dali n'existerait pas. » De son côté, Gala prend en main les affaires de son mari et les fait durablement fructifier.


De fait, même si Gala n'est pas elle-même une créatrice, elle est une grande inspiratrice, ayant été la muse de trois artistes célèbres. Femme de grande intuition, elle sait reconnaître le génie artistique et créateur là où il se trouve. Elle est la meilleure ambassadrice de Dali, connue et respectée dans les milieux intellectuels et artistiques. Comme l'indique sa biographe, Dominique Bona : « Elle n’est pas passive, soumise, elle est dynamique : elle est cette force qui fait bouger Dali, ce moteur qui lui donne des ailes. Elle exerce sur lui une influence capitale : elle l’aide à être lui. La recette de la muse est simple, mais bien plus vaste que celle des muses ordinaires : Gala ne se contente pas d’inspirer ou de poser pour le peintre. Elle lui insuffle la confiance, sans laquelle il ne serait rien. »


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