POURQUOI NOS CRITÈRES DE BEAUTÉ NOUS AFFAIBLISSENT ?

 

Aujourd’hui, la société fait en sorte qu’une femme soit belle quand elle est faible. Vous savez pourquoi ? Pour contrer l’avancée des droits des femmes. Ben oui, figurez-vous qu’on doit donner plus de garantie de notre obéissance depuis qu’on a acquis des droits. Ce n'est pas un hasard si la société invente la morphologie en 8, acquise en apnée dans un corset très étroit, au moment où surgit la première vague de féminisme.


Oui, l’obsession anti-cellulite est née dans les années 20. Pile poil au moment de l’émergence des droits des femmes. On a dû occuper de moins en moins d’espace et devenir maigre comme des coucous. Aujourd’hui quand on n’est pas assez skinny, photoshop se charge du relais. Prendre de la place est réservé aux dominants. Les puissants, les riches ont de grands bureaux, de grosses caisses, et des baraques XXL. Quand les femmes ont un petit coin pour travailler, des petites Smart, et un petit nid douillet. Les hommes s’étalent dans le trom (jambes écartées) quand on se replie sur le côté (jambes croisées SVP).

Le mythe de la beauté impose autant une apparence qu’une conduite. Les pratiques font du corps féminin un corps docile et impuissant. Les jupes, les robes, nous obligent à faire H24 attention à notre posture pour ne rien dévoiler. Y’a que Marilyn qui se sent confort sur une bouche de métro. »


On nous impose une mobilité réduite. Pire, on nous prive du sentiment de sécurité puisqu’on ne peut pas détaler au premier danger. Va courir avec des stilettos et une jupe crayon. C’est pour ça, que ce sont les mecs qui investissent l’espace public, qui la ramènent dans la rue, car EUX se sentent libre de se mouvoir : le big boss de la street, c’est pas une dame. Les femmes sont toujours pressées de rentrer : “ tu envoies un texto quand tu es arrivée ? ”. L’homme est beau quand il est puissant, la femme est belle quand elle est faible. Plus encore depuis que nous prenons du terrain. Y’a plus qu’à se demander quelle tronche on va finir par avoir si on fait encore avancer les droits des femmes. 


Pour prolonger l’étude, vous pouvez lire les articles qui nous ont beaucoup aidé de Constance Rabban sur le blog Antisexisme.net, The Beauty Myth : How Images of Beauty Are Used Against Women de Naomi Wolf ou Histoire de la laideur féminine de Claudine Sagaert.

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