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Céline et Patricia sont les fondatrices du Salon des dames. Céline Bizière a 25 ans, Patricia Louisor-Brosset, 55. Leur idée : faire avancer les droits des femmes en installant un vrai dialogue entre les générations et faire preuve de sororité. Toutes les semaines elles écrivent ensemble leur Mood-Ticket, la newsletter la plus féministe du web.

CÉLINE

Leur truc à elles ? Voir plus haut que les grattes-ciel. Céline a été chanteuse de jazz, plume à My Little Paris, professeure à la School of Life. Et aujourd’hui, elle est consultante éditoriale, écrit une thèse sur l’écriture des femmes au 19e siècle et dirige Le Salon avec Patricia. Elle a toujours mille idées à la seconde. C’est la petite prodige du digital qui a voulu balancer ses recherches universitaires sur les réseaux sociaux pour bouger les lignes.

PATRICIA

Patricia, elle a le groove de Beyoncé : elle est DJ, styliste, consultante et professeure de l’amour à la School of Life. La nuit, elle mixe à NY, le Funk, la Soul, l’Électro en talons de 12 et rouge à lèvres plein phare. Le jour, elle fait partie d’un groupe de Speed Consulting collaboratif « Les Slasheuses » et travaille pour le Salon. Son truc à elle, c’est aimer la vie, danser sur les tables et transmettre aux autres femmes toute la force que lui a donné la vie.

L’HISTOIRE DU SALON DES DAMES ?

Au début, Le Salon des dames, c’était 7 femmes que Céline réunissait en secret pour débattre et parler des droits des femmes. Un peu comme les salons du 18eme siècle, ces endroits où les révolutions s’étaient préparées. Tout ça a bien duré un an. Et puis très vite, on s’est rendu compte que c’était absurde de réfléchir derrière nos rideaux, qu’il fallait faire ça de manière collective, et utiliser les réseaux sociaux. C’est là que nous nous sommes associées et avons transformé le Salon des dames de manière digitale. On l’a lancé en septembre. Pendant 3 semaines on a stagné à 200 abonnés et puis d’un coup, ça a explosé. On a eu 50 000 abonnés en à peine 2 mois.

ET LE BUT DANS TOUT ÇA ?

Ne plus faire du féminisme un gros mot. Donner envie aux hommes et aux femmes de bouger les lignes ensemble. Réinstaurer une sororité entre femmes. Populariser le féminisme, ne pas proposer un énième mouvement idéologique, et réactif mais être dans l’action et point barre. C’est peut-être naïf comme démarche, mais le succès prouve que les gens en ont besoin. En ce moment, on travaille sur de nombreux projets qui touchent à l’éducation et les programmes scolaires et il y a beaucoup de travail.